Où prendre de l'inspiration cet été pour préparer une rentrée créative ?

L'été. Le moment de lâcher prise, de prendre le temps et de relâcher la pression. Mais aussi de réfléchir et de laisser aller son esprit aux divagations, pour être créatif et innover à la rentrée !

Je suis Adeline Cubères, fondatrice de cette jeune entreprise artistique et innovante, et tous ceux qui me connaissent savent que moi, mon associé et la quintessence d'Artwork in Promess viennent tous du Sud de la France. Il est difficile pour moi de défendre un autre havre de paix car c'est mon favori depuis de nombreuses années, de mes premiers pas professionnels au Musée Fabre à Montpellier, en passant par les rendez-vous annuels aux rencontres photographiques d'Arles, jusqu'aux portes de la Provence. Bref, j'aime tellement le sud que j'habite au sud de Paris (mais c'est pas pareil :)).

Dans le sud, on sait créer l'inspiration. La grande bleue, la douceur de vivre, les ports ensoleillés prisés des peintres, le bruit des cigales, les platanes et les pins penchés... par ici les accents chantants sont chaleureux et les décors invitent à poser ses valises. L'idéal pour découvrir les lieux, expositions et événements artistiques de la région qui je suis sûre, vous nourrirons autant que moi pour une rentrée haute en couleurs et en intentions artistiques !

Vincent Bioulès, "Chemins de traverse" à Montpellier

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Cet été, le musée Fabre expose 200 œuvres qui retracent l’œuvre du peintre Vincent Bioulès des années 1950 à nos jours. Artiste né à Montpellier en 1938, son parcours est tout à fait étonnant : après avoir participé aux mouvements ABC Productions et Supports/Surfaces, ce dernier, réputé pour sa conception iconoclaste de la peinture, est l’un des acteurs majeurs du retour à la figuration dès le milieu des années 1970. Peintre hors pair, il cherche la subversion au sein de la tradition en revisitant les grands sujets picturaux : le paysage, le portrait, le nu… avec une liberté extraordinaire.

L’exposition offre une traversée des thèmes qui rythment la carrière de l’artiste. Elle propose quelques repères historiques décisifs pour comprendre sa démarche, en même temps qu’elle montre la permanence de certains sujets à travers un accrochage associant les jalons historiques aux productions les plus récentes. Elle porte également un regard attentif à la manière dont l’artiste travaille, combinant observation sur le motif, dessin d’après modèles vivants et travail d’atelier. La diversité des supports présentés (peintures sur châssis, carnets de croquis, pochades, pastels et fusains…) témoigne de l’amplitude des moyens de l’artiste.

" La source" Porquerolles à la Villa Carmignac

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Pour la deuxième année d’ouverture de la Villa Carmignac, la Fondation Carmignac a invité la commissaire Chiara Parisi qui a imaginé une exposition, « La Source », puisant son inspiration dans l’architecture de la Villa et l’île de Porquerolles. Après la traversée d’un bois, le visiteur est invité à se déchausser avant de plonger sous la surface d’un mas provençal et découvrir une soixantaine d’œuvres issues de la collection, d’importants prêts mais aussi de nouvelles productions.

Lewis Carroll’s Wunderhorn de Max Ernst – première œuvre acquise par Edouard Carmignac – est le point de départ d’une grande fresque immersive de Fabrice Hyber, porte d’entrée de l’exposition. Un cheminement vers l’élan vital, régénérateur, de la source se déploie dans les espaces souterrains inondés de soleil. En se plaçant sous le plafond d’eau, puits de lumière et point d’équilibre du parcours, le visiteur découvre le plan des espaces en croix romaine, libéré de ses cimaises. Son regard embrasse toutes les œuvres, des plus méditatives aux plus engagées.

Deux axes majeurs de la collection sont ainsi explorés dans un jeu de vis-à-vis : le corps féminin (Egon Schiele, Roy Lichtenstein, Thomas Ruff …) et l’abstraction parfois expressionniste (Gerhard Richter, Theaster Gates, Susan Rothenberg…). Le visiteur regarde et se sent regardé. Au sein des espaces, de nouveaux tableaux, sculptures et installations viennent se confronter à des œuvres emblématiques de la collection, telles des présences pures (le totem noir de De Wain Valentine), rayonnantes (la main de fer de Cyprien Gaillard), alchimiques (la mutation des matières de Forrest Bess) ou encore troublantes (le jeu de miroirs ambigu d’Elmgreen & Dragset).

Fabienne Verdier sur les terres de Cézanne au Musée Granet à Aix-en-Provence

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Cette exposition permettra au visiteur d’appréhender l’œuvre de l’artiste dans sa globalité, de mieux comprendre son apprentissage auprès des lettrés chinois après la Révolution culturelle et de voir comment, rentrée en France, Fabienne Verdier élabore une esthétique nouvelle en se nourrissant des grands courants de pensée de la peinture occidentale (des Primitifs flamands à l’Expressionnisme abstrait). Ainsi, au fil des salles du musée, ce sont six temps forts qui sont proposés aux visiteurs et qui permettent d’embrasser l’évolution et la richesse du travail de l’artiste…

Le dernier temps fort de l’exposition sera consacré à ses toutes nouvelles créations issues de son expérience du plein air sur les terres de Cézanne, où l’on verra pour la première fois comment l’artiste s’est confrontée à la Sainte Victoire et aux lieux cézanniens durant près de deux années.

L’Art mange l’Art & De la table au tableau au musée Regards de Provence à Marseille

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Dans le cadre de l'année de la Gastronomie 2019, coordonnée par le Département des Bouches-du-Rhône et Provence Tourisme, le musée Regards de Provence dédie ses trois salles à deux expositions sur les thématique de l'art culinaire, l'art de vivre dans le Sud, l'art de la table, ..., réunissant des œuvres d'artistes du XIX° au XXI° siècles qui raviront tous les gourmets, gastronomes, becs fins et autres fines bouches par la multiplicité de visions artistiques modernes et contemporaines.

L’exposition « L’Art mange l’Art » est consacrée aux délices gastronomiques d’artistes contemporains - photographes, peintres, dessinateurs, sculpteurs, vidéastes - qui invitent à redécouvrir, à travers leur regard intime, leur prisme, leur vision, les plaisirs simples des aliments, de leur authenticité, de la cuisine, de la table, de la cérémonie du repas, de la créativité des arts de la table.

Elle donne à réfléchir sur la société de consommation, l’industrie alimentaire. Chaque approche artistique, souvent hors des sentiers battus et teintée parfois de dérision et de provocation, interprète l’aliment, la nature, le terroir, la récolte, la transformation fascinante de la matière première en repas, la convivialité, l’échange, le partage, la mise en scène d’un repas.

Les Chemins du Sud, une théorie du mineur à l'Abbaye de Fontfroide et au MRAC de Sérignan

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L’exposition Les Chemins du Sud invite à une traversée de l’Histoire de l’art depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Celle-ci prend le contrepied de celle écrite entre Paris et New York au cours du XXe siècle. Elle retrace, sur la totalité des espaces d’expositions du Mrac mais aussi à l’Abbaye de Fontfroide, une généalogie d’artistes qui, refusant de s’insérer dans une veine révolutionnaire, ont embrassé le statut d’héritier. Les œuvres qui la composent ont été produites en dehors des capitales européennes et américaines, dans un sud envisagé de manière métaphorique. Ce sud est le lieu d’un pas de côté vis-à-vis de l’industrialisation et du progrès qui ont marqué la modernité. Les œuvres produites dans ce cadre l’ont été de manière artisanale, en mettant en avant le décoratif, le coloré et, souvent, une grande humilité. Ces artistes incarnent une forme de résistance face à la distinction entre les arts dits mineurs et ceux dits majeurs, entre le peintre et le décorateur, entre l’artiste et l’artisan. Ils proposent l’idée d’une ornementation comme soin – dans son rapport à la nature, au monde et aux autres.

J'espère que vous aussi vous aurez l'occasion de découvrir ces pépites culturelles et artistiques qui inspirent ainsi que les alentours et les belles régions du sud de la France propice au lâcher prise !

En vacances, être au contact de l'art et de la création aide à travailler son imagination, l'ouverture d'esprit ! Si vous aviez envie dès la rentrée d'envisager plus de sensibilité et plus de créativité dans votre quotidien au travail contactez-moi ! Mon métier est de créer des expériences artistiques et des œuvres d'art sur mesure, je me ferai un plaisir d'échanger avec vous et d'écouter vos impressions sur les expositions que je vous ai présentées dans cet article...

Bel été !

Adeline Cubères